lundi 6 juin 2016

Bon, il y a trois ans j'étais dans ma période: "j'essaye de tout me permettre et tant pis si je ne sais pas le faire":-))) Du coup j'ai posté des dessins et des collages, ce qui n'est pas vraiment mon truc, et un seul poème... Bon, c'est vrai, j'écris bien plus souvent en russe, mais j'écris aussi en français parfois. Et de plus en plus.
Comme, de toute façon, je n'ai rien écris depuis 3 ans et je suppose que personne ne lit ce blog, je n'ai pas à avoir le trac, j'ai juste mon critique littéraire intérieur à faire taire (il est plutôt du genre bavard et il CRITIQUE, c'est son boulot, quoi...) bon.
Je vais poster des textes. Et tant pis s'il y a des fautes de français, pourvu qu'il n'y ai pas de fautes de goût.

I
Ce courant d’air froid qui par une porte entrouverte s’engouffre et laisse entrer le passé qui balaye et efface tout
Tout le maintenant qui en souffre qui étouffe qui se cherche et perd pied dans cette vie sans appuis
Il s’effondre grand bruit et brisures et éclat de rire désemparé sourire effaré
Farouche espoir que rien ne touche personne l’approche et qui s’en va dans le noir
En laissant la porte entrouverte
Vers
Peut être
Un possible demain

II
La terre a tout bu de cette pluie sans fin qui frappait inlassablement aux fenêtres et aux cœurs et aux portes pour démolir une mollesse laver la tristesse pour qu’elle brille mieux
La terre en est tout intimement imbibée elle regorge d’eau fatiguée affaiblie
La pluie roule les tambours et fanfaronne elle carillonne sur nos toits et fracasse nos vitres
La tristesse soigneusement nettoyée astiquée brillante claironne et sonne
Laissez-la donc entrer
Le 26 avril 2015, Orléans